C'est ici que j'entrepose mes codes, mes répertoires, tout ce dont j'ai besoin.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Liam N. Shelton

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Admin

Messages : 183
Date d'inscription : 21/02/2016

MessageSujet: Liam N. Shelton   Ven 16 Sep - 18:40

Liam Nathanaël Shelton


PRÉNOM(S) ET NOM: Liam Nathanaël Shelton. SURNOMS: Il n'en a pas vraiment. Liam c'est assez court comme ça. ÂGE: 29 ans. NATIONALITÉ: Américain. ORIENTATION SEXUELLE: Hétéro. STATUT CIVIL: Célibataire aux yeux de tous, mais au fond de lui, c'est un peu plus compliqué que ça. EMPLOI/ÉTUDES: Anciennement photographe professionnel, il s'est recyclé comme professeur à l'université, et il prend des photos lorsqu'il a le temps. SITUATION FINANCIÈRE: Relativement aisée. Il est capable de payer ses factures, mais il ne vit pas dans le grand luxe non plus.



« Alors voici votre nouveau bureau, votre classe commence dans deux heures, donc vous pouvez prendre le temps de vous préparer, de voir ce que vous allez dire en introduction. Je vous le recommande, surtout pour photographie. Sur ce, passez une bonne journée, monsieur Shelton, j’ai d’autres professeurs à accueillir. »
« Mer… Merci Monsieur. »

Une poignée de main bien rapide, et le recteur de la faculté avait quitté mon nouveau bureau, que je me retrouvai bien seul à considérer, un carton dans les mains, parce que je comptais tout installer aujourd’hui, histoire de mettre toutes les chances de mon côté pour me sentir rapidement à l’aise. Par contre, je ne trouvai pas le courage de commencer à tout organiser dans l’immédiat. Bien que j’avais hérité d’un bureau relativement grand comparé aux petits cabinets de certains, pas plus gros que des toilettes, il n’en restait pas moins que pour moi, c’était trop petit. Je pinçai les lèvres, histoire de me retenir de partir en courant et aller m’installer dehors. Les grands espaces me manquaient déjà, la nature aussi. Cependant, je ne pouvais pas faire cela, pas le premier jour. Il fallait que je reprenne le contrôle sur moi-même, et que je tente de m’y faire, parce qu’avec la maladie de maman, le fait que j’avais abandonné tous les contrats de photo à l’étranger pour le moment afin de m’occuper d’elle, je n’avais pas le choix, il fallait que je m’y habitue, même si c’était de façon temporaire.

Marmonnant « Bon, allons-y. » pour moi-même, pour me donner du courage pour faire tout ça, je déposai la boîte sur le bureau en bois vide, mon sac avec mon ordinateur et mon appareil photo – que je trainais partout depuis maintenant des années – sur la chaise qui accompagnait la table, puis je commençai à vider le contenu de la boîte pour voire où je pourrais mettre tout cela. Quel était ce contenu ? Alors que des enseignants préféraient installer des livres, des affiches, des trucs importants, moi, ma boîte d’effets personnels ne contenait que des photographies, essentiellement. Des photographies prises par moi, ou bien faites par des photographes que j’admirais. Le premier cadre qui se retrouva entre mes mains était une photographie prise en Afrique, une photographie d’animaux sauvages que j’avais faite à mes débuts, avec le coup de main de mon premier mentor. En souvenir de lui, du fait que sans lui, je n’aurais pas eu cet emploi en attendant que ma mère aille mieux, je lui donnai une place bien en vue, près de la fenêtre. M’assurant que celui-ci était à niveau, au millimètre près, parce que tout ce qui n’était pas droit avait le don de m’énerver au plus haut point, je vérifiai par trois fois si son emplacement était adéquat, puis je m’attaquai au cadre suivant. J’eus un soupir en voyant la photographie dont il s’agissait. Elle était de moi, encore une fois, mais elle avait une signification probablement encore plus grande, enfin, pour les autres. Il était essentiel que je la mette en vue, non pas pour moi, mais pour mes étudiants, pour prouver ma crédibilité, d’une certaine façon ; j’étais professeur à l’université, et pourtant, je n’avais aucune diplomation, aucune compétence dans ce domaine. Je ne savais même pas comment je ferais pour m’adresser à la classe, ne serait-ce que par l’intermédiaire de mes photos, de leurs photos. Je n’avais rien de prévu, mais au moins, si je pouvais me donner une base solide en montrant la photo qui m’avait fait presque gagner un prix Pulitzer, un des plus prestigieux en journalisme et photographie, alors peut-être qu’ils pourraient me prendre au sérieux ne serait-ce qu’un peu. Après, je me concentrai surtout sur d’autres photos par ci par là, et ce fut une fois que je fus satisfait de tout cela que j’arrêtai, me décidant alors à ouvrir mon ordinateur pour tenter de composer un petit quelque chose, mettre mes idées par écrit avant d’entrer dans la classe, parce que pour tout dire, je n’avais jamais fait cela, je ne savais pas quoi dire, ne serait-ce que lire ce qui était sur le syllabus de cours. Il faudrait que je fasse un peu plus, j’en étais conscient, et je m’efforçai de faire cela. Cependant, je fus subitement interrompu dans mes gestes, mes réflexions, lorsque mon ordinateur portable s’ouvrit, dévoilant alors en fond d’écran une photo de mes dernières vacances d’été. Une photo sur la plage, une fille qui regarde au loin, c’était bien classique comme photographie, mais je ne pus m’empêcher de réagir quelque peu en la voyant, esquissant un sourire tout discret, ce qui m’arrivait que très rarement. Je n’étais pas du genre à réagir, à être extrêmement sensible, mais pourtant, simplement voir cette fille, April, sur une photographie avait le don de me faire perdre le fil de mes choses. Je demeurai un petit instant à contempler le cliché, perdant alors complètement le fil de mes idées. Ce fut lorsque je me concentrai sur l’heure que je me relevai, complètement paniqué, pour me rendre compte que je commençais officiellement dans dix minutes, et que je n’avais rien préparé. Je réfléchis rapidement,  regardai la photo, puis je repensai à comment April m’avait fait sentir que j’avais tant apprécié avec elle ; être moi-même. C’était cela que j’allais faire ; je n’avais jamais rien prévu dans ma vie, je n’allais pas commencer aujourd’hui, pas pour ce cours-ci, en tout cas. J’inspirai profondément, refermai mon ordinateur, pris mon sac, et je me dirigeai vers la salle qu’on m’avait assignée, toujours dans cette idée d’être fidèle à ma personne, et voir ce qui se passerait, espérant malgré tout du positif, parce que parler devant une classe, c’était là un immense défi que je m’imposais, le pire défi de ma vie, probablement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://mayiieatsomebeach.skyforum.net
 
Liam N. Shelton
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Liam ♠ An ordinary human? Not really ...
» - eat my MUFFIN.
» Eleonora & Liam ▬ « Le meileur moyen de résister à la tentation c'est d'y céder ... »
» Liam Stevens
» (H) LIAM PAYNE - EDEN AU CHOIX

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Les tests de Mayiie :: Personnages inactifs-
Sauter vers: