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 Kai Baron

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Date d'inscription : 21/02/2016

MessageSujet: Kai Baron    Jeu 15 Sep - 20:24

Kai Baron


Nom & prénoms : Baron, ce nom de famille si connu dans le monde de la politique qu'il est bien difficile de passer inaperçu quand on le porte. Moi, je le porte, et je ne sais pas encore si c'est une chance ou une malédiction par moments. Kai est le premier prénom qu'on m'a donné quand je suis né. Visiblement, les prénoms courts, c'est plus populaire dans la famille, et je n'ai pas échappé à la tradition. En guise de second prénom, on a peut-être manqué d'inspiration, puisque je suis le seul à porter le nom Spencer, le prénom de mon paternel. Pourquoi moi alors que nous sommes quatre garçons ? Quatre personnes à pouvoir le porter ? Je ne le saurai probablement jamais. Ce que je sais par contre, c'est qu'avec un nom comme celui-ci, il est évident que je ne peux nier ma famille et mes origines. Date & lieu de naissance : C'est un matin de printemps, le dix mai mille neuf cent quatre-vingt-douze, que j'ai vu le jour. Je suis né dans un des hôpitaux les plus prestigieux de la célèbre ville de Los Angeles, comme toute ma famille. Âge : Vingt-quatre ans, et j'emmerde tous ceux qui me disent que j'aurai un quart de siècle l'an prochain. Dans ma tête, je ne suis pas du tout rendu là. Je suis un peu comme Peter Pan, au fond, je ne veux pas grandir. Nationalité & origines : Compte tenu de l'attachement de la famille à la politique, il serait simple de croire que je suis un Américain de pure souche. Enfin, pour moi, mes frères et ma soeur, c'est le cas, puisque nous sommes nés aux États-Unis, mais mon père a un nom français et ma mère a des origines colombiennes. À los angeles depuis : Toujours. C'est la seule ville dans laquelle j'ai vécu. Statut civil : Célibataire. Je sais que je suis jeune, que je n'ai pas un emploi du temps de ministre, mais je dirais que je n'ai pas eu de temps à consacrer à une relation sérieuse. C'est peut-être aussi parce que je sais qu'en ce moment, il est difficile de me prendre au sérieux. Je suis celui qu'on prend bien souvent pour un coureur de jupons, j'ai l'impression. Occupation : Au lycée, j'ai fait quelques heures au café étudiant. À dix-huit ans, j'ai travaillé pour le bureau d'élections de mon quartier, parce que c'était bien vu. À vingt ans, j'ai décroché un emploi chez Starbuck's, me disant que cela pourrait me donner une tonne de café gratuit. Par contre, je me suis fait virer parce que je ne me suis pas présenté au boulot pendant trois jours de suite... Même si j'avais pour bonne raison d'être à l'hôpital. Maintenant, parce qu'avoir du travail est ce qui me permet de m'occuper et de me concentrer sur quelque chose, je travaille travaille comme assistant pour ma soeur. C'est le titre le plus approprié que j'ai trouvé, parce qu'en fait, "se taper l'incruste dans les réunions pour donner un coup de main" n'est pas très brillant comme descriptif de tâche. Au moins, on a eu la bonne idée de me recentrer sur un domaine, soit celui de l'image de ma soeur pour sa campagne. En vérité, mon rêve est de devenir bédéiste. Ou peut-être avoir un boulot en marketing ou en publicité pour dessiner des affiches. Bref, quelque chose en lien avec le dessin et le fait d'avoir de l'imagination. Orientation sexuelle : Hétérosexuel. Je ne cache pas que j'ai déjà eu envie d'avoir des expériences différentes. Peut-être que je l'ai fait, peut-être pas. Pour la plupart, je ne m'en souviendrais plus et même si je m'en souvenais, jamais je ne le raconterais à qui que ce soit. Ce serait signer mon arrêt de mort. De toute façon, j'ai toujours été pas mal plus attiré par les filles et je ne crois pas que c'est près de changer. Quartier de résidence : Puisqu'il serait idiot de ma part de me priver de personnes qui font le ménage, la lessive et les repas à ma place, je reste encore chez mes parents, à Triangle Platinum Parfois, je me dis que l'indépendance ne serait pas mal non plus, mais je suis trop paresseux pour devoir tout faire moi-même. Type d'habitation : Compte tenu de leur prestige et de leurs moyens qui semblent inépuisables, mes parents possèdent une grande maison où j'ai une grande chambre avec ma propre salle de bains. Voilà pourquoi je ne suis pas pressé de partir non plus, parce que si je partais, je devrais certainement me contenter d'un appartement qui manquerait d'espace à mon goût. Statut financier : Jusqu'à récemment, j'aurais dit que j'étais riche. Par contre, compte tenu que papa et maman ont décidé de me couper un peu les vivres - sans me jeter dehors de chez eux, c'est déjà ça - je considérerais ma situation aisée, mais pas inépuisable comme avant. Je dois me contenter d'une allocation plus petite, mais je le combine maintenant avec mon salaire et aussi l'argent que je reçois de ma soeur quand je lui fais des yeux doux. Caractère : Charmeur - immature - irresponsable - intelligent - inattentif - spontané - irréfléchi - créatif - colérique - lunatique - bagarreur - arrogant - hautain - rancunier - grande gueule - généreux - loyal.



Tout comme mon aîné, j’ai une tâche de naissance dans le haut du dos. Ce n’est pas quelque chose dont je parle ou que je me vante vraiment. ▪ Je ne saurais me passer de café dans ma vie. J’en bois au moins un le matin, un après le déjeuner, et peut-être un autre en après-midi ou en soirée. Quoiqu’il en soit, je ne passe pas au travers d’une journée sans au moins trois cafés. Et ça, c’est sans compter les lattés ou autres boissons du genre qui peuvent s’ajouter dans le lot. En gros, lorsque j’arrive chez Starbuck’s, on ne me demande même plus quel prénom mettre sur le gobelet quand je commande. ▪ Une de mes sorties préférées avec ma soeur est de passer une soirée entière au cinéma. Vieux ou nouveau film, peu importe le genre ou la durée, je ne suis pas difficile. ▪ À la base, je ne suis pas du genre à rester sans rien faire. Quand je suis stressé, c’est pire que jamais; il faut au moins que je me serve de mes mains, que ce soit pour attraper quelque chose et jouer avec, bref, n’importe quoi susceptible de me distraire, même si ça ne fait que trahir mon niveau de stress plus souvent qu’autrement. ▪ Mes vieux cahiers de notes, voire même mes documents issus des réunions au boulot, contiennent plus souvent des dessins que des écrits sérieux. La raison est que j’adore dessiner, surtout des personnages animés qui sortent de mon imagination, que je crois fermement plus élevée que la moyenne, et je ne le dis pas pour m’en vanter, mais parce que je crois cette affirmation réaliste. ▪ La drogue ayant laissé certaines séquelles sur moi, il m’arrive parfois d’avoir des soucis d’attention. Je n’ai jamais été le plus concentré qui soit et ce, dans n’importe quel domaine, mais là, il m’arrive parfois de me lancer dans mon propre délire et perdre le fil d’une conversation sans que personne ne s’en rende compte. ▪ J’ai beau me plaindre que la notoriété de ma famille joue souvent contre moi, il n’en demeure pas moins que je ne l’échangerais pour rien au monde. J’adore mes frères et ma soeur et je serais prêt à tout pour eux. ▪ Depuis que j’ai six ans, je dis que je suis allergique aux brocolis. C’est un mensonge; la vérité est que je ne les aime pas, tout simplement. ▪  À mon grand désarroi, parce que je sais que les demoiselles aiment ça, je suis un très mauvais danseur. Que ce soit à deux ou seul, classique ou plus moderne, je n’ai pas le rythme dans la peau. Ou bien si je pars dans mon propre monde, c’est encore plus affreux. Toutefois, je suis trop orgueilleux pour l’admettre et je dis simplement que je n’aime pas danser, même si rester dans mon coin, c’est loin d’être mon truc. ▪ Enfant, je mangeais et je faisais tout de la main gauche. Puis, à cinq ans, je me suis cassé le poignet et j’ai pris l’habitude d’utiliser ma main droite. Pour certaines choses, je suis aujourd’hui ambidextre et je ne me soucie pas de la main que j’utilise. ▪ Je ne suis pas capable de mélanger ma nourriture. Devant un plat comportant une portion de viande et des légumes, par exemple, je vais toujours manger la viande, puis les légumes par la suite - sauf les brocolis -  sans jamais faire d’exception, et c’est ainsi pour chaque repas. ▪ Le ménage, à savoir passer l’aspirateur, laver le plancher et tout, ce n’est pas mon truc. Par contre, je suis maniaque du rangement, dans le sens où je n’aime pas que les choses ne soient pas à leur place. Après, elles peuvent être remplies de poussière, ça ne me gêne pas, tant qu’elles soient ordonnées, comme je le souhaite, évidemment. ▪ J’ai toujours été de nature colérique, mais depuis mon sevrage, c’est pire, dans le sens où si jamais on me provoque, je ne me contente pas d’être en colère, j’explose, tout simplement. De plus, je suis davantage susceptible que précédemment, faisant en sorte qu’il en faut peu pour que je change d’humeur d’un seul coup. En gros, j’ai des symptômes s’apparentant à la bipolarité, même si visiblement, ce n’est pas assez évident pour le diagnostiquer de façon officielle. ▪ Pour lire ou pour regarder un ordinateur, je suis obligé de porter des lunettes, mais ça ne me gêne pas, parce que je sais que ça me donne un petit côté sexy.



0 Y.O. ☀ From the day I was born... Je ne crois pas qu’il soit exagéré de dire que je suis né avec une cuillère en argent dans la bouche. Non pas parce que ma mère en a avalé une alors qu’elle était enceinte de moi et que je ne l'ai pas lâchée à partir de ce moment. Ça, ce serait prendre au sens propre cette expression qui se doit d’être considérée au sens figuré, même si pour moi, c’est toujours très drôle d’imaginer ce bébé sortir du ventre de sa mère avec cette fameuse cuillère entre les lèvres. Enfin, dans mon cas, celle-ci signifie que sitôt sorti du ventre de ma mère, comme n’importe quel nouveau-né, tous savaient que mes parents n’allaient manquer de rien pour subvenir à mes besoins. Parait-il que maintes infirmières s’en inquiétaient en voyant de nouvelles mamans dépourvues de tout moyens, qu’elles étaient limite prêtes à donner quoique ce soit pour aider. Mes parents, c’était plutôt ceux qui étaient du genre à donner à ces infirmières, à les payer même un supplément pour avoir la meilleure équipe qui soit à la maternité pour ma mère, dans cette chambre probablement plus grande et plus luxueuse que la moyenne. Elle avait probablement eu droit à des repas beaucoup plus délicieux que ceux servis dans une cantine hospitalière classique. Je ne serais même pas surpris d’apprendre que son esthéticienne soit venue lui faire un soin du visage et un massage de pieds pendant ce temps, pour évacuer le stress lié au fait que je pleurais tout le temps, ou juste trop souvent à son goût. Bien sûr, ce n’était là que suppositions, parce que jamais je n’ai demandé à mes parents comment s’était déroulée ma naissance à proprement parler, parce que non seulement, cela ne m’intéressait pas plus qu’il le fallait mais que de plus, je me doutais bien que ce n’était pas la mienne qui était la plus marquante, compte tenu que je suis le dernier d’une famille de cinq enfants et que tout ce qu’on m’a dit, c’était que ma naissance avait été rapide, alors trop peu mémorable. À ce stade, ma mère avait peut-être seulement éternué et j’étais sorti, avec cette cuillère dans la bouche qui était restée collée sur ma langue pendant que je poussais mon premier cri. Je sais que ce n’était pas possible, mais encore une fois, je préfère de loin m’inventer une histoire complètement déjantée qui m’arrache un sourire plutôt que de supposer un truc un peu sanglant qui n’a absolument rien de glorieux. Et ça, je suis persuadé que personne ne soit contre, parce que personne n’avait envie d’entendre une histoire de simple boucherie, pas provenant de la famille Baron. Les Baron, à l’époque et encore aujourd’hui, c’est la famille intouchable, le rêve américain par excellence. Personne ne fait les choses que les gens normaux font, pas lorsqu’on entend parler d’eux en tout cas. Parfois, quand je regarde certaines choses dans les journaux datant de mon enfance, c’était à croire que ma couche était toujours pleine, qu’à trois mois, je dormais douze heures par nuit et que je savais lire à deux ans et demi. Bien sûr, rien de tout cela n’était vrai. Dans ces papiers, nous ne sommes plus des humains, nous sommes un spectacle, un spectacle dans lequel je ne représente qu’un acte, un acte qui n’a probablement rien à voir avec tout le reste, cet acte qu’on n’hésite pas à retirer quand on se rend compte que la pièce va finir par s’éterniser.

8 Y.O. ☀ I wanted to be special... Je ne dis pas que je suis celui qu’on veut faire taire, faire oublier aux yeux de tous parce que je suis pessimiste ou quelque chose du genre. Je suis on ne peut plus réaliste, et je ne crois pas que quiconque de ma famille peut me contredire. En vérité, ce sont eux qui, fort probablement sans vouloir mal faire, qui ont implanté cette idée dans ma tête sans jamais la retirer. Je ne leur en veux pas, pas pour ça. Je sais que de toute façon, depuis très jeune, je n’ai jamais vraiment fait d’effort pour tenter de me conformer à leur réalité. En effet, j’ai toujours été ce qu’on considérait un vilain petit canard dans la famille. Non pas parce que j’étais détesté de tous. Je savais que j’étais aimé, je l’ai toujours été fort probablement, ou du moins, rares furent les moments où j’ai ressenti le contraire. Par contre, il fut évident très rapidement que je ne serais pas celui qui aurait la vie la plus rangée et la carrière la plus brillante qui soit. Après, il fallait admettre que vu le renom de la famille, les ambitions de mes aînés, il était difficile de faire autrement. Pourtant, plus jeune, j’avais quand même des rêves. Quand on me demandait ce que je voulais faire quand je serais adulte, à six ans, je disais que je voulais devenir réalisateur de dessins animés, dessins que j’aurais conçus de mes propres mains, parce que même à cet âge, j’étais d’avis que dessiner était plus amusant que d’écrire, lire ou même réfléchir, tout simplement. Puis, à huit ans, j’ai dit une fois que je voulais devenir boxeur professionnel. On l’a pris à la rigolade, jusqu’au jour où à l’école primaire, on m’a envoyé au bureau du directeur parce que je m’étais bagarré avec un de mes camarades de classe. Pas très grand, encore trop naïf, je ne voyais pas ce que j’avais fait de mal. J’étais persuadé que c’était lui, le méchant, parce qu’il s’était moqué de mes dessins, parce que des montagnes russes, ça ne pouvait pas toucher les nuages, parce que les bonbons ne poussaient pas dans les arbres. Et si mes dessins n’étaient pas réalistes, qu’est-ce que cela pouvait changer ? Encore aujourd’hui, je suis convaincu que je n’ai fait preuve que de légitime défense, que par la même occasion mon idée de devenir boxeur professionnel n’était pas si mauvaise. Par contre, je ne suis pas certain que les autres ont eu la même vision des choses que moi, parce que c’est là, je suis persuadé, que c’est là que les opinions se sont forgés sur moi quand l’histoire s’est ébruitée; soit on prenait ma défense, ou pas. C’était team Kai, ou team Gros-crétin. À présent, c’est l’histoire de ma vie; on m’aime, ou bien on ne m’aime pas, et moi, je dois l’accepter, ce que je fais, heureusement, à présent sans problème.

16 Y.O. ☀ But I got lost in the way... Qu’on m’aime ou qu’on me déteste, je me suis toujours fait la promesse de rester moi-même et bien souvent, je l’ai tenue. Que ce soit pendant mon enfance, après cette bagarre à l’école, où ce n’était clairement pas tout le monde qui voulait être mon ami, ou bien au cours de mon adolescence, je suis toujours resté moi-même, aussi adorable et chiant que je pouvais l’être pour les gens, que ce soit une chose à la fois, ou bien les deux dans le cas de ma famille, tout dépendant de la situation et comment j’ai pu réagir à cette dernière. Par contre, comme probablement chaque garçon de mon âge, une partie de moi avait envie d’être accepté des autres, désireux d’avoir des amis, des gens à qui parler et avec qui sortir. Mes frères et ma soeur avaient beau être adorables, il n’en demeure pas moins qu’une fois que je fus adolescent, leur vie respective commençait à se dessiner, plus clairement que jamais, tandis qu’à seize ans, fraîchement rentré au lycée, je ne savais toujours pas quoi faire de ma vie. J’ai tenté de m’intégrer, aussi bien que possible, en venant même à mettre de côté le fait que normalement, je pouvais avoir tout ce que je voulais en prononçant mon nom de famille. Finalement, ça a joué contre moi. Je me suis laissé influencer au point de céder à la tentation de fumer un joint. Pourquoi dans un premier temps ? Seulement pour être cool, il n’y avait pas d’autre raison que ça. Je refusais d’être celui qui était à part des autres, celui qui avait peur de se faire réprimander par papa et maman qui, d’ailleurs, n’ont rien su de cela. Puis, j’ai fini par apprécier l’expérience, au point d’avoir envie de recommencer. Ce n’était pas comme si le prix de la drogue était vraiment un problème, et ce fut probablement ce qui me causa le plus de problème de ce côté. Parce que contrairement à bien de mes amis, mon manque, je pouvais le combler bien rapidement. Puis, quand progressivement, fumer ne devint pas suffisant pour combler ce fameux manque, ce fut sans trop de difficultés que je parvins à me procurer des drogues un peu plus dures, puis toujours plus dures, trouvant parfois satisfaction dans la consommation de ceux-ci, mais pas toujours, pas tout le temps, parce qu’au final, il m’en fallait toujours plus.

17 Y.O ☀ And I lost a piece of who I am... Ma consommation avait beau augmenter de semaine en semaine, voire de jour en jour, il n’en demeurait pas moins que jamais mes parents n’en ont jamais rien su. Les douches froides servaient à me montrer présentable une fois le moment venu, ces dessins que je faisais dans mes cahiers quand j’avais consommé, plus étranges et euphoriques que jamais, si bien que parfois, je ne savais même pas mon intention derrière ces dessins, jamais je ne les montrais à qui que ce soit. Ce cahier, il était caché dans un endroit que moi-même je ne saurais expliquer aujourd’hui tant il était secret, et quelque peu étrange, il fallait l’admettre, enfin, c’est ce que je suppose. Pourquoi me cacher ? Parce que je savais que si jamais cela se savait, ça en était fini de moi. Pour mes parents, j’étais à la limite entre le supportable et l’insupportable, parce que je ne prenais pas mes études au sérieux, parce que je ne prêtais pas attention à ce qui se passait en classe, parce que clairement, j’étais beaucoup plus attiré par l’idée de draguer mes camarades de classe et discuter de tout et de rien plutôt que d’entendre un vieux ronchon parler pendant des heures. Parce que oui, pour moi, les professeurs avaient des moustaches imaginaires, des casquettes Mario Bros parfois, mais ils étaient tous de vieux grincheux, même les femmes. Allez, on ne fait pas de sexisme, tout le monde va dans le même panier. Par contre, j’avais quand même des bonnes notes, à l’étonnement de tous, même du mien. Peut-être que finalement, j’avais un don pour l’école, sans étudier, sans faire quoi que ce soit. Je n’ai jamais su pourquoi, mais je ne m’en suis jamais plaint non plus. Avec ces résultats, on me laissait tranquille, si bien que j’aurais pu rester longtemps sans que personne ne remarque quoi que ce soit. Pourtant, ce ne fut pas le cas. Encore aujourd’hui, je ne suis pas certain si je dois m’en vouloir ou bien si c’était la meilleure chose qui pouvait arriver. En effet, sans m’expliquer pourquoi, un soir, alors que mes parents recevaient nombreuses gens de la haute - je ne sais pas d’où ils venaient, c’était juste comment je les appelais - j’ai oublié de dégriser. Ou peut-être l’avais-je fait volontairement pour embêter tout le monde ? Je ne saurais m’en rappeler, pour tout dire. Je me suis moqué de toutes les conversations, ouvertement, sans m’en gêner. J’ai passé des commentaires grossiers, pensant que j’étais comique, alors que je ne l’étais pas du tout. Pire encore, les yeux rougis dans lequel ma mère regarda finit par me trahir. À ce moment, j’étais persuadé que ma dernière heure était venue. Au final, tout ce que mes parents firent, c’est me placer dans un centre de désintoxication où essentiellement, je pouvais faire ce que je voulais, sauf consommer quoi que ce soit. Je ne saurais nier que cela fut difficile, mais au bout de quelques mois, j’ai su convaincre tout le monde - et moi-même pendant un bref instant - que j’étais guéri, que j’allais redevenir clean et que je pourrais avoir une vie un peu plus normale.

20 Y.O. ☀ This piece that could have killed me... Par contre, une vie normale, ça n’a jamais été fait pour moi. Depuis tout petit, je le savais que me conformer n’était pas dans ma nature, mais à ma sortie du centre de désintoxication, ce fut plus clair que jamais. Rapidement, je commençai à trouver que ma vie était ennuyante, grise. J’avais beau m’inventer toutes les histoires du monde, celles-ci manquaient de couleurs, ne ressemblaient en rien à ce que j’avais pu voir dans ma tête quand j’avais fumé, après que je me sois injecté de l’héroïne, bref tout ce qui me faisait sentir réellement vivant, et non pas un être qui fait sa vie au milieu d’un troupeau d’autres êtres humains. Pendant un bon moment, j’ai tenté de tenir bon, de ne pas rechuter encore une fois parce que je savais ce qui m’attendrait, je savais que je ne ferais que plonger plus profond et que je ne saurais pas vraiment remonter. En revanche, à un certain point, pour plusieurs raisons, ce fut difficile. Puis, au bout du compte, parce que j’étais dans une fête où trop de gens buvaient et se droguaient, j’ai craqué. En fumant ce joint, je me suis promis que ce serait le dernier, mais un seul, ce n’était pas suffisant, bien loin de là. Ma consommation a repris un rythme normal, comme lorsque j’avais seize ans, voire même encore plus effréné que précédemment. Puis, le lendemain matin de cette soirée que j’ai passé avec Sirena, ma meilleure amie de l’époque, le lendemain où je me rendis compte que je ne me souvenais de rien et qu’elle choisit de partir en claquant la porte, je devins faible. Supporter n’importe quelle émotion était maintenant devenu un véritable supplice, et tout de suite, je cherchais refuge dans la drogue, non plus pour me sentir bien, mais pour ne plus rien ressentir, tout simplement. À ce moment, je n’avais pas conscience du niveau de dépendance que j’avais atteint, et je ne m’en rendis pas compte jusqu’à ce moment fatidique où après consommation de boisson, médicaments, plus une dose d’héroïne, ce fut le noir complet. Je me réveillai plusieurs jours plus tard, à l’hôpital, après un lavage d’estomac, une réanimation, je ne saurais pas tout dire. Le verdict ? Overdose, overdose qui aurait pu être fatale, alors que je venais de passer le cap de la vingtaine. Une tragédie ? Non, juste une véritable honte pour la famille. Sans qu’on me demande mon avis, qu’on me dise quoi que ce soit, je fus placé dans ce centre de désintoxication, un différent, un beaucoup plus rigide. Au début, on ne me laissait même pas sortir de ma chambre, chacun de mes repas était contrôlé, le moindre de mes faits et gestes également. Pourquoi ? Je ne savais pas, mais enfermé dans cette chambre, je me sentais coincé, tel un oiseau en cage. Cela me rendait nerveux, me donnait des tremblements probablement plus violents qu’ils ne devraient l’être à la base. Par contre, au début, je n’ai rien dit. Puis, survint le moment où j’appris que mon frère, Neal, n’allait pas rentrer à la maison, parce qu’il avait été déclaré mort, tombé au combat. À ce moment, complètement déchiré de l’intérieur, j’avais envie de me shooter, pour ne plus rien ressentir, quitte à vraiment mourir, quitte à aller le retrouver. La douleur de la perte était dure à supporter, tellement que je ne sais pas comment j’ai pu passer au travers. Enfin, je le sais quelque peu, je sais que si ça n’avait pas été des membres restants de ma famille, probablement que c’est ce que j’aurais fait. Par contre, cela ne rendit en rien facile ma désintoxication qui ne dura pas que quelques mois. Là-bas, personne ne voulait me croire quand je disais que j’étais clean, que je n’avais pas d’autres envies et que je pouvais sortir de là. Ils le crurent que lorsqu’ils en furent certains, avec leurs propres tests, deux ans après que je sois rentré dans ce centre, alors que j’étais non loin de célébrer mon vingt-troisième anniversaire, non pas avec un diplôme en poche ou quelque chose du genre, mais avec une certification comme quoi j’étais sobre et dont je ne pouvais même pas me vanter, même si je me doutais bien que cela n’aurait pas été mon genre de le faire.

24 Y.O. ☀ And at the end, I may have found my way... Or some way to make things better at least. Voilà presque deux ans que j’ai été libéré de ce centre de désintoxication et le même nombre de temps que je cherche encore qui je suis vraiment. Évidemment, je n’en parle à personne, parce que personne ne m’écouterait de toute façon. Pour les amis de mes parents, n’importe qui de leur entourage en fait, je suis une personne accomplie, un homme enrichi de tous ces voyages que j’ai pu faire au cours des deux dernières années. Parce que bien sûr, il est beaucoup plus brillant de dire que j’ai fait le tour du monde plutôt que de dire que j’ai croupi pendant ce même temps dans une chambre à tenter de devenir clean une bonne fois pour toutes. Comment étais-je supposé mentir par rapport à cela, parce que je n’ai rien vu ? Dans un premier temps, cela avait été difficile, puis j’avais tenté de faire preuve d’un peu d’imagination et heureusement, on avait fini par me croire, même si cela ne faisait pas de moi une personne enrichie pour autant. Au fond, je me sens vide, je me sens incomplet, mais cette fois-ci, ce n’est pas seulement à cause de la drogue. Peut-être que si j’en reprenais une fois, je me sentirais mieux, je n’en doutais même pas en vérité, mais si c’était pour frôler la mort une seconde fois, et y rester fort probablement, je préférais éviter. Et ce qui me poussait à éviter, c’était essentiellement parce que je savais que maintenant Neal de retour, je ne voulais pas le faire souffrir, parce que chaque fois, je me rappelais comment sa disparition m’avait fait du mal et je ne le souhaitais à personne. Sauf peut-être à Rhys, mais pas pour toujours, simplement le temps de voir si je compte encore un peu pour lui, après tout ce temps, bien que lentement, mais sûrement, je ne sais plus si je dois vraiment compter sur ça. Et puis, je sais maintenant que je veux avoir un but dans la vie, même si je ne sais pas ce qu’il pourrait être. Pour le moment, j’ai une raison pour me lever le matin, à savoir aller travailler dans les bureaux de ma soeur pour l’aider aussi bien que possible pour sa campagne, ou bien son boulot en général. Je ne peux pas nier que passer tout ce temps avec elle est loin de me déplaire, mais il n’en demeure pas moins que je n’ai jamais songé faire de la politique, je n’ai jamais voulu avoir une vie mondaine comme celle de mes parents. Enfin, pour l’argent, bien sûr que je veux encore une vie de ce genre, mais pour les responsabilités que cela engendre, je préfère avoir ma propre autonomie sur certaines choses. Il faut que je m’y habitue de toute façon, parce que visiblement, c’est le sort qui m’attend. Vingt-quatre ans, ce n’est plus l’âge d’être le gamin irresponsable, me dit-on. Vingt-quatre ans, c’est le temps d’avoir une carrière stable, quelque chose de bien. Mais est-ce qu’il me reste vraiment quelque chose de bien à faire ? Une personne à devenir ? Voilà des questions que je me pose depuis bien longtemps sans toutefois trouver la réponse, encore et toujours.
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